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Lapin

Illustrateur

dans son appartement, Poblenou

Photos : Christina Holmes - Textes Lucy Baluteig

j'aime l'authenticité des gens ici, leur sincérité

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« Lapin, c’est à la base un surnom donné par mes collègues Parisiens lors de mon tout premier stage professionnel. J’étais tout jeune, je montais à la capitale, j’étais un peu timide, plutôt doux et gentil. On m’a vite surnomé ‘Lapin' ». Depuis, Lapin est devenu plus qu’un surnom: la signature d’un illustrateur au trait fin et spontané, capable de croquer sur le vif un lieu ou une personne avec fraîcheur et humour. Ses conférences dans les écoles d’Art ou de Dessin sont recherchées, ses collaborations avec de grandes marques fréquentes et Lapin est une star au sein du collectif international d’illustrateurs UrbanSketchers* dont il fait partie depuis plusieurs années.

« Je suis venu la première fois à Barcelone en 2007, on venait de me proposer un poste de directeur artistique pour une agence de design Française. Et ça a été le coup de foudre. Je suis immédiatement tombé amoureux de la ville, de son ambiance, de ses quartiers. » Lapin quitte alors rapidement le job qui l’a fait venir pour se dédier entièrement à l’illustration et chaque jour, depuis sept ans, il part à la découverte de la ville chaussant son chapeau (qu’il ne quitte jamais), embarquant ses cahiers de croquis (de vieux livres de comptabilité vintage qu’il utilise depuis toujours) et sa chaise pliante (« indispensable pour pouvoir bien travailler en pleine rue »). Il pousse les portes de petits bars du Gotico, des vieilles boutiques poussiéreuses du Raval, découvre des petites places cachées du Born. Et les dessine. « J’aime l’authenticité des gens ici, leur sincérité ». Il auto-publie le recueil de tous ces dessins croqués au cours de ses pérégrinations sous le nom ‘Te Quiero Bcn’, véritable déclaration d’amour à la ville. On plonge avec lui dans le vrai Barcelone, son architecture, ses parcs, ses ruelles, son port, ses habitants, on est habité par la ville page après page. C’est un succès. Au point que la mairie de la ville le contacte pour financer une 2ème édition de son livre, que l’on trouve aujourd’hui en tête de gondole de toutes les librairies et les musées de Catalogne sou le nom ‘Barcelona m’inspira’**.

 

j'aime l'authenticité des gens ici, leur sincérité

 

Et quand Lapin a un peu de temps libre, il saute dans un avion, il a le voyage en passion. Il se décrit d’ailleurs lui-même comme un « illustrateur mobile ». Le Portugal, l’Italie, la Suisse, l’Allemagne, le Japon, l’Afrique, et récemment Cuba –il était présent au ‘Rendez-Vous du Carnet de Voyage’ de Clermont-Ferrrand avec son carnet sur Cuba. Comme une ode à des villes et aux rencontres uniques et singulières qu’il y fait. « Le plus difficile quand je croque des gens que je ne connais pas rencontrés au hasard de mes ballades, c’est d’arriver à dessiner un portrait tout en maintenant une vraie conversation avec la personne. Je dois me concentrer à la fois sur le dessin et sur la discussion – d’abord parce que ça m’intéresse bien sûr mais aussi pour que la personne ne perde pas son naturel et que l’on reste dans la spontanéité. Le challenge pour moi est là. » En marge de chacun de ses portraits, une ou deux bulles laissant la personne ‘s’exprimer’, c’est un peu là sa signature de portraitiste.

C’est à Barcelone qu’il revient toujours se ressourcer, en famille, sur les hauteurs de son loft industriel du Poblenou – quartier qu’il aime et connaît comme sa poche- au milieu de sa magnifique collection de succulents que sa fille adore arroser. Un terrier original et sympa, à son image.

* www.urbansketchers.org

** Barcelona M’Inspira – editions: Ajuntament de Barcelona

Le carnet d'adresse de Lapin

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Quartier de Montjuïc - Cette ancienne usine textile moderniste renferme aujourd’hui les expositions les plus variés. Je peux y passer la journée avec ses 3 expositions temporaires, son restau et sa terrasse: un belvédère privilégié vers la plaza españa et le palais du MNAC.
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Quartier de l'Eixample - C’est non seulement la galerie où j’aime à exposer chaque année, entourée de la jeune scène de l’Art Contemporain espagnol, mais également un café où il fait bon se rencarder pour prendre un verre dans une ambiance cozy.
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Quartier de Montjuïc - Parce que les cactus et plantes grasse sont une passion, et que ma terrasse en déborde, un détour par le jardin “Mossen Costa i Llobera” à flanc de la montagne Montjuic est un délice. En plus de la collection de succulentes, la vue sur le port et la mer est imprenable.
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Quartier de l'Eixample - Avant de filer pour un reportage, ou tout simplement pour rêver à de nouveaux ailleurs, j’aime me perdre dans les étagères des deux étages de cette grande librairie dédiée au voyage.